Le syndrome de l’imposteur

Ahhh le fameux ! J’en ai longtemps souffert comme tout le monde, je pense. Cette peur m’a freinée, bloquée et j’en suis aujourd’hui presque libérée. Je dis presque, parce que je sens encore parfois que cela pique un peu.
Alors aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous, comment il intervient et surtout comment j’ai réussi à la surmonter.
  • Le syndrome de l’imposteur, concrètement c’est quoi ?

Voici la définition deWikipédia : « Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. »
Je complète cette définition d’un article blog, qui explique bien en détail le problème.
Comment cela se traduit chez moi, et comment je m’en défais ?
Le syndrome de l’imposteur a eu plusieurs facettes chez moi? Je vais vous les détailler, il se peut que vous vous retrouviez dans l’une (ou plusieurs de ces situations), c’est pourquoi je trouve important d’en parler.
  • Qui suis-je pour faire cela ?

Là, grande question, j’ai l’impression que ma vie est une imposture 🤣🤣. J’ai été conseillère clientèle alors que je détestais le téléphone. J’ai formé les nouveaux conseillers alors que j’étais une des plus jeunes. J’ai été agent de voyage d’affaires alors que je suis nulle en géographie. J’ai été secrétaire indépendante, alors que je n’avais jamais été secrétaire… Bref, la liste est longue et quand tu commences à être prise de doutes, tout cela s’accumule assez vite ! Et au final, cela pèse et cela t’empêche d’avancer.
Alors quand je lance une nouvelle formation, un nouveau service, la première question qui me vient, c’est « qui suis-je pour faire cela ? »
Ça, c’est ma croyance limitante, la réalité est tout autre.
Je me suis formée, j’ai bossé beaucoup beaucoup beaucoup. En fait, j’adore apprendre, cela me nourrit, j’ai besoin de ça. Et en plus, j’apprends vite et bien et surtout avec beaucoup de détails. Du coup, je deviens souvent une ressource pour les autres qui apprennent avec moi. Lors de mes formations, à chaque fois, j’étais le relai, la personne ressource, celle qui aimait venir en aide aux copines. Les questions des autres me font chercher, apprendre plus, encore et toujours.
Alors finalement, quand je sors une formation, quand je donne une information sur un sujet. Généralement, grâce à ce syndrome, finalement, j’ai blindé des sources et j’ai travaillé le sujet en long en large et en travers.
En prendre conscience me « légitimise », il m’est arrivé de suivre des formations où à la fin, j’en savais plus que le formateur…
  • Est-ce que j’apporte réellement une solution à mes clients ?

Cet aspect découle du premier, je pense. En effet, comme j’apprends vite et que j’approfondis, je suis souvent déçue des formations en ligne, voire des outils gratuits que je peux trouver sur le net. (pas tous heureusement).
Et moi, je suis tout sauf une vendeuse. Vendre pour vendre, ce n’est pas mon truc. Ma principale motivation est d’apporter une valeur ajoutée et une satisfaction à mes clients. (Je pense que c’est la base, mais je ne suis pas sûre que cela soit le cas de tout le monde… je m’interroge, j’espère, mais j’ai des doutes :/)
Alors, j’ai besoin d’avoir des retours de mes clients, j’ai besoin qu’elles me disent ce que mes services leur ont apporté. Sauf, que cela ne se fait pas systématiquement et naturellement. Certaines personnes, même si la prestation a été très appréciée, sont prises par leur quotidien (moi, la première) et ne pensent pas forcément à faire un retour.
Et cela a été un gros stress pour moi, et j’avais très peur de demander des retours. J’avais tellement peur que les personnes ne soient pas contentes, que je préférais ne pas savoir.
C’est le temps qui m’a guérie de cette partie. Les clients qui restent, les autres qui reviennent. Certains qui font spontanément des retours positifs et bienveillants. Petit à petit, cette peur disparait.
Finalement, c’est un bénéfice pour mes clients, car généralement mes formations sont plutôt complètes et bien détaillées, et souvent peu chères, car je les veux accessibles au plus grand nombre. (Tu peux d’ailleurs les retrouver ici)
  • J’ai vendu des formations qui n’étaient même pas créées.

Oui, c’est assez cool et bizarre, mais j’ai vendu des formations alors que celles-ci ne sont même pas crées. J’ai l’impression de vendre « du vent ». Cela a été le cas, lors de ma formation « optimisez la gestion quotidienne de votre entreprise ». Cette formation était personnalisée, donc j’avais un programme, une idée de ce que je voulais, mais je brodais la formation avec mon client.
Ce sentiment de vendre « du vent » a été très difficile à gérer. D’autant que je n’ai pas fait de prospection pour ces formations, et qu’elles se sont vendues assez facilement. (J’expliquerai en détail dans un autre article pourquoi j’ai arrêté de proposer cette prestation)
Or, la réalité, c’était ça. La formation était personnalisée, donc adaptée à mes clients. Donc ce n’était pas « du vent » que je vendais, mais une « promesse ». Et j’ai pas mal tenue mes promesses jusqu’à présent :p
  • Comment j’ai vaincu le syndrome de l’imposteur ?

En plus de ces points précis, j’ai pris du recul. (Le fameux, « prends du recul », qui te fait hérisser les cheveux, avec son copain « lâche prise… », car au moment où on te le dit, tu n’as aucune idée de comment tu peux faire cela !).
Fais de ton mieux : Comme dit, dans mes formations, mon contenu, ou autre, je donne tout ce que j’ai. Je mets tout mon coeur à l’ouvrage. Alors, généralement, cela se ressent et mes clientes sont plutôt contentes du résultat. OUF ! 🤩
Tu formes sur ce dont tu es sûre : Comme je l’ai dit, je suis incapable de proposer une prestation que je ne maîtrise pas. Et ce qui peut paraître évident et facile pour moi, ne l’est pas pour mes clientes. Je leur apporte une vraie valeur ajoutée.
Alors, finalement, est-ce que j’ai la trouille de proposer ma nouvelle formation. Oui ! Grand Oui ! Mais c’est de l’adrénaline. Je suis excitée, fière, et j’ai hâte de commencer. Parce que je sais que je maitrise parfaitement ce que je vais proposer dans ma formation. Parce qu’aujourd’hui, j’ai plus de 7 ans d’expérience, j’ai beaucoup beaucoup appris. J’ai testé, je ne vais pas juste restituer simplement ce que j’ai lu. Non, j’ai testé et approuvé. Les actions que je propose n’ont rien d’extraordinaire, c’est la base, regroupée dans une formation.
Est-ce que je veux aller plus loin ? Oui, j’aimerais pouvoir libérer les blocages inconscients de mes clientes. J’aimerais les accompagner plus spirituellement. Mais cela sera la prochaine étape. D’abord, je forme sur la partie « pratique » et « technique ». Bien sûr ma grande empathie me permet d’identifier des blocages, et parfois, ma cliente peut les libérer seule.
Mais la prochaine étape sera, là encore de me former, pour aller plus loin. Mais cela sera la prochaine étape. Et là, encore, un gentil syndrome de l’imposteur viendra pointer le bout de son nez. Mais je suis armée pour cela désormais.
Si tu es dans cette situation, n’hésites pas à réserver un café virtuel. Changer de lunettes et avoir une vision différente fait souvent du bien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *